Analyst profile (FR)

Mon travail s’inscrit dans une démarche d’analyse critique des mécanismes de guerre cognitive et de distorsion idéologique qui structurent les sociétés contemporaines.

Je m’intéresse moins aux événements eux-mêmes qu’aux récits, cadres interprétatifs et systèmes de croyances à travers lesquels ils sont perçus, discutés et instrumentalisés.

Nous vivons dans un monde saturé d’informations, mais profondément appauvri sur le plan de la compréhension.

Cette contradiction est au cœur de mes recherches et de mes écrits.

Elle traduit l’émergence d’un nouvel espace de conflictualité : un champ de bataille cognitif où se confrontent idéologies, intérêts géopolitiques, stratégies médiatiques et émotions collectives.

Je ne me définis pas comme un commentateur de l’actualité.

Ce qui m’intéresse n’est pas la réaction immédiate, mais la mise en perspective.

Derrière chaque crise, chaque controverse et chaque polarisation se cache une architecture invisible faite de narratifs dominants, de biais cognitifs entretenus et de simplifications morales.

Au fil de mes analyses, j’ai développé le concept de distorsion cognitive pour désigner ce processus par lequel la réalité est fragmentée, hiérarchisée et interprétée de manière à produire non pas de la compréhension, mais de l’adhésion émotionnelle.

Cette distorsion n’est pas accidentelle. Elle est le produit de systèmes idéologiques, économiques et médiatiques qui trouvent leur efficacité dans la confusion plus que dans la clarté.

Cette logique traverse aussi bien les médias dominants que certains espaces se présentant comme alternatifs ou dissidents.

La contestation, lorsqu’elle n’est pas rigoureusement pensée, peut elle aussi devenir un système clos, doté de ses tabous, de ses récits sacrés et de ses indignations sélectives.

La lucidité ne consiste pas à changer de camp, mais à interroger les cadres eux-mêmes.

Mes travaux croisent ainsi plusieurs champs — géopolitique, information, économie, culture et psychologie collective — non pour les juxtaposer, mais pour en révéler les interactions profondes.

La géopolitique n’est pas seulement une affaire de territoires, mais de perceptions ; l’économie n’est pas neutre, elle repose sur des récits ; les médias ne se contentent pas d’informer, ils configurent le réel.

Je considère que la liberté ne peut être réduite à un ensemble de droits formels.

Elle commence par la capacité à penser sans œillères, à suspendre le jugement, à accepter la complexité et l’inconfort intellectuel.

Penser devient alors un acte de résistance face aux récits prêts-à-penser et aux polarisations artificielles.

J’écris pour celles et ceux qui refusent la simplification idéologique, la moralisation excessive du débat public et la confusion entre information et vérité.

Ce site n’a pas vocation à rassurer, mais à outiller la pensée, à proposer des grilles de lecture et à encourager une reconstruction individuelle de la lucidité.

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