Les relations humaines fonctionnent comme cela :

Ce qui est plus important que « ce que vous dites » c’est « comment vous l’exprimez ».
Plus important que le thème ou l’idée c’est la manière dont c’est transmis qui importe.

L’empathie établie est plus importante que la technique.

L’initiative qui est produite, l’engagement, l’insight créé, le cœur gagné et la confiance établie sont plus importants que le contenu structuré.

Peu y parviennent.

Pour cette raison, la plupart lisent de nombreux livres, étudient divers sujets, consomment des contenus sans fin, collectent de nombreux certificats, et malheureusement le cœur reste froid, les yeux ternes, sans initiatives voire carrèment lâches.

Ils ne peuvent donc pas gagner la confiance de leur propre équipe, voire même pas en créer ou en conserver une.

L’art du leadership réside dans des facteurs non appris en classe, mais auprès de ceux qui ont cette « énergie » de transmettre.

Il ne se développe pas avec des certifications, ni avec des diplômes obtenus en répétant comme des perroquets, ni avec une méthodologie spéciale, mais avec ceux qui ont appris à écouter leurs propres émotions.

Le monde a besoin de plus de leaders !

La vie réelle peut contenir la vie notée mais pas l’inverse.

Le système scolaire est mal fait. La vie notée est à la vraie vie ce que le cheval de bois est au vrai cheval. 

Vous pouvez avoir échoué à une multitude d’examens sur cheval de bois et exceller sur un vrai cheval par la suite laissant loin derrière vous les premiers de la classe. 

Cependant dans la société celui qui excelle sur un cheval véritable sans être passé par le cheval de bois on le traite d’imposteur ou d’arriviste. Si votre vie entière repose sur un cheval de bois il vous sera plus facile d’affirmer que le cheval véritable n’est qu’une légende.

J’ai écrit de nombreuses articles concernant l’école expliquant que l’école n’enseigne pas la création de richesse. Mais le $ reste la note la plus respectée aussi alors que comme le disait Francis Burton : «la vie est une grande leçon que tu méprises, savoir que tout ce que nous savons n’est rien.»

Sous la Troisième République l’école française enseignait la natation sur un tabouret. 

On utilisait pour apprendre à nager des machines, des appareils sans jamais aller dans l’eau.

Imaginez établir un système de permis de natation avec des épreuves théoriques et mécaniques obligatoires et imaginez un moniteur de ce permis rencontrant un enfant d’Amazonie ou des Caraïbes qui aurait lui appris à nager en se jetant à l’eau. 

Comment réagirait cet homme ? Son explication se trouverait quelque part entre : 

1) Cet enfant est un cas particulier,

2) Cet enfant a été formé sur un tabouret mais il le cache,

3) Cet enfant n’existe pas. 

C’est une déformation professionnelle bien connu des scientifiques : si je l’ignore ça n’existe pas et comme ça n’existe pas ça ne peut pas exister.

Beaucoup de prodiges ont une tendance forte à ne pas rester à leur place et l’école commence précisèment par l’art de rester à sa place… Cela bride l’excellence humaine.